Les réflexes archaïques et les mouvements primordiaux

Les réflexes archaïques, dits primitifs, et les mouvements primordiaux constituent nos premiers programmes moteurs. Ils sont présents in-utero et durant les 2 à 3 premières années de notre vie.

Vous connaissez peut-être, par exemple, les réflexes d’agrippement palmaire, de Babinski ou de Moro.

Ces mouvements involontaires du nouveau-né permettent la maturation de son système nerveux et mettent en place sa dynamique corporelle. Petit à petit, ces réflexes s’intègrent au système nerveux pour laisser place à des mouvements volontaires contrôlés, mais sans disparaître totalement. Nous en avons toujours besoin pour nous protéger, comme lorsque nous chutons et que les bras nous protègent automatiquement.

Un ou plusieurs réflexes non intégrés, absents ou persistants, peuvent engendrer des comportements réactifs inadéquats et compromettre l’apprentissage ou notre façon de réagir émotionnellement.

Un réflexe non intégré va « surcharger » le système nerveux et en réduire la disponibilité. Ainsi, les apprentissages, qu’ils soient physiques, émotionnels ou cognitifs, s’en trouvent affectés. L’individu va alors mettre en place des stratégies pour compenser et faire des « efforts » en permanence pour acquérir les apprentissages.

Les enfants ou les adultes qui rencontrent des difficultés d’apprentissage et/ou relationnelles présentent très souvent des réflexes non intégrés.

Le travail sur l’intégration des réflexes archaïques permet donc l’accès à tout notre potentiel physique, émotionnel et cognitif.

Quelques exemples pour bien comprendre

Le réflexe d’agrippement palmaire, lorsqu’il est mal intégré, peut générer des difficultés dans la manipulation des petits objets ou dans l’exécution de mouvements demandant de la précision. Sur un plan cognitif, cela pourrait freiner la communication et, sur le plan émotionnel, générer des difficultés à partager ou à donner.

La non-intégration du réflexe d’embrassade de Moro peut générer une fermeture de la posture, comme une hypercyphose. Sur le plan cognitif, elle peut favoriser des difficultés de concentration et, sur le plan émotionnel, des réactions excessives ou des terreurs nocturnes.